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lundi 1 juillet 2019
[Archive] La lutte traditionnelle africaine s'offre ses premiers championnats
Site internet : https://jacqver.pagesperso-orange.fr/texte/laluttetradit.htm
La lutte traditionnelle africaine s'offre ses premiers championnats
Phénomène culturel sur le continent noir, la discipline allie sport et mysticisme. Ses combats sont de véritables fêtes. Populaire surtout dans les campagnes, elle manque cruellement de moyens
Le Monde 27/04/1995
NIGER
Les premiers championnats du continent africain de lutte traditionnelle, qui ont commencé à Niamey (Niger) le 21 avril, se terminent vendredi. Méconnue hors des frontières, cette discipline ancestrale est restée très populaire en Afrique. La lutte est le premier sport dans des pays comme le Niger et le Sénégal. . Les combats sont avant tout l'occasion d'une fête. Lors de véritables tournois, où s'affrontent les champions, l'ambiance qui règne dans les tribunes n'empêche pas les rencontres de garder une vraie dimension sportive.. Le mysticisme n'est pas absent de ces corps à corps que se livrent les athlètes. Forces de la nature, les lutteurs, tous issus des campagnes et pour la plupart illettrés, ont de fermes croyances dans les esprits, ceux qui font gagner ou perdre. Les champions deviennent des héros nationaux, comme Mutcha M'Pal en Guinée-Bissau.
Au cœur de Niamey, l'arène de lutte traditionnelle est gardée jour et nuit. Les organisateurs nigériens ne s'inquiètent pas de la sécurité de ces premiers championnats d'Afrique dans la discipline. Il s'agit avant tout d'empêcher que les athlètes ne s'introduisent secrètement dans l'enceinte et ne procèdent sur place à des rituels recommandés par leur marabout. Malgré cette surveillance, il est de notoriété publique que le sable de l'aire de combat regorge déjà d'ossements d'animaux, d'amulettes et de fétiches enterrés là à toutes fins utiles.
L'anecdote prête à sourire, mais la lutte traditionnelle ne peut se comprendre sans cette dimension mystique, Les hommes qui s'affrontent débordent de muscles et de talismans, Les uns et les autres sont nécessaires pour assurer la victoire. Ces colosses peuvent se retrouver anéantis par un mauvais présage ou la crainte d'un sortilège. Récemment un champion nigérien s'est fait battre contre toute attente : lorsqu'il a vu la nuque de son adversaire recouverte d'une mystérieuse poudre, là même où il portait habituellement sa prise favorite, Badamassi, dit "Commando ", s'est troublé et n'a pas osé toucher cette tête envoûtée. " Ces combats, c'est aussi un affrontement à distance entre les marabouts", constate Alassane Soulé, l'entraîneur du Bénin, un des rares à ne pas trop se fier aux forces surnaturelles: "Si les sorciers avaient vraiment un quelconque pouvoir, l'Afrique serait championne du monde dans tous les sports! " Avec ou sans les esprits, la lutte traditionnelle est une plongée au plus profond de la culture africaine .
A Niamey, dans des tribunes chaque jour pleines à craquer, les combats se succèdent au son des tam-tams. Sogolo, le plus célèbre griot du Niger, accompagne le spectacle de sa lancinante mélopée, prodigue des conseils et improvise les louanges des lutteurs. " Tu es plus beau que Dieu ", " tu es né avant ton père ", fredonne-t-il. A la fin du combat, des femmes se précipitent vers le vainqueur et l'essuient démonstrativement avec leur mouchoir. Mais qu'un lutteur démérite et aussitôt des clowns le miment pour faire rire à ses dépens sans que l'intéressé s'en offusque. Les terrassements sont accueillis par des débordements d'enthousiasme du public, L'exultation du vainqueur et la détresse du vaincu sont pareillement exubérantes. Commenté en direct à la radio, largement retransmis à la télévision, ces championnats d'Afrique marquent une volonté de relance. Restée le sport le plus populaire au Niger et au Sénégal, la lutte traditionnelle avait tendance à dépérir ailleurs. L'accès à l'indépendance des pays qui la pratiquaient l'avait paradoxalement marginalisée un peu plus.
Venue de la brousse, développée par des paysans illettrés, fortement teintée de superstition, cette discipline paraissait indigne des États modernes que les nouveaux responsables entendaient mettre en place. Dès lors, la pratique se cantonnait aux régions les plus isolées. " Nous avons importé des sports d'Europe comme le football et nous avons négligé celui qui était le plus authentiquement africain ", regrette Nicolas Nlong, juge arbitre camerounais et un des artisans du renouveau. Un Français, Frédéric Rubio, a également largement contribué à cette reconquête. Spécialiste de la discipline, il parcourt depuis cinq ans l'Afrique en VRP de la lutte, forme des directeurs techniques nationaux, des arbitres et tente d'établir des structures solides dans tous les pays. " Turcs, Iraniens, Arméniens s'appuient sur leur pratique traditionnelle pour s'imposer en lutte olympique, explique-t-il. Il est cependant important que l'on garde l'environnement culturel afin que les Africains continuent à se reconnaître dans ce sport. "
En taxi-brousse
Au sein d'une commission, Frédéric Rubio a également participé à l'élaboration de règles communes, les techniques de lutte variant jusqu'alors avec les ethnies. Dans le cadre de la coopération française, il assure surtout le financement des projets. "Pour nous, arriver sur place est déjà une victoire. Rien que pour ça, nous mériterions une médaille ", raconte Frédéric Kuma, directeur technique national de l'équipe du Togo. Lui et ses cinq lutteurs ont mis quarante-huit heures pour venir de Lomé en bus et en taxi-brousse. Ils auraient pu ne pas partir, le gouvernement ayant refusé de financer l'expédition. Finalement, le directeur des sports a accordé un prêt de 2 400 francs sur sa cassette personnelle. Le viatique a payé un équipement sommaire et un aller simple. Frédéric Kuma attend fébrilement l'argent de la mission française pour assurer le retour et rembourser son patron. Partie dans les mêmes conditions, la délégation du Tchad n'a même pas réussi à arriver à temps pour les compétitions. Au bout du compte, d'aléas en bisbilles, seuls dix des trente pays conviés ont réussi à faire le déplacement de Niamey. Il n'empêche que la deuxième édition est déjà programmée en décembre 1996, à Abidjan ou Cotonou. La lutte traditionnelle sera également sport de démonstration aux Jeux d'Afrique en septembre à Hararé (Zimbabwe). Un regain de notoriété continental qui ne satisfait pas encore pleinement le Sénégalais Cheikh Thiaré, vice-président de la Confédération africaine de lutte associée: " Pourquoi la lutte traditionnelle africaine ne deviendrait-elle pas une discipline olympique? Après tout, le judo lui aussi a d'abord été un sport régional. "
Benoît Hopquin
Mutcha M'Pal, une légende qu'on raconte aux enfants de Guinée-Bissau
Mutcha M'Pal ne se souvient pas de son premier combat. Aussi loin qu'il remonte dans ses souvenirs, il y voit des corps-à-corps acharnés avec les autres enfants de Campada, son village natal, et des adversaires qui mordent la poussière. Pour un Balante, - c'est le nom d'une ethnie du nord de la Guinée-Bissau-, lutter va de soi. Des joutes ludiques accompagnent chaque événement de la vie, naissance, récolte, mariage, enterrement. La règle en est simple: faire toucher la nuque l'adversaire au sol. Elle génère un art compliqué, exigeant puissance et souplesse. Le jeune Mutcha, né, selon son passeport, vers 1973, possédait les deux. Très vite, il s'est aperçu qu'il était le plus fort. Son 1,90 mètre et ses quelque cent kilos imposaient respect. Et son agilité lui permettait de terrasser de plus grands et de plus lourds lui. Malgré sa corpulence, son apparence ventripotente, il parvenait à se ramasser sous son adversaire et à le porter dans les airs. Il avait surtout ce don inné de deviner l'autre dès la première prise de contact, d'anticiper ses actions pour mieux le dominer. Mutcha M'Pal n'a jamais appris à lire et à écrire, mais a toujours su lutter.
Dès lors, il n'a eu de cesse d'aller plus loin défier des adversaires à sa mesure. Qu'une cérémonie soit annoncée quelque part, et le jeune homme faisait ses préparatifs. Sa mère, Fasenda, s'enfermait de longues heures dans la case familiale, répandait le vin au pied des fétiches, et suppliait les esprits de donner la victoire à son fils. Le marabout et les anciens se rendaient sous l'arbre sacré et dispensaient offrandes et incantations. Mutcha M'Pal se mettait alors en route, couvert d'amulettes et de peintures. A pied, accompagné d'autres jeunes gens, il parcourait des dizaines de kilomètres, chantant, dansant tout le long du chemin. La joyeuse troupe annonçait son entrée dans les villages au son d'une corne. Elle restait là deux jours à s'amuser et à se battre. Mutcha revenait toujours en vainqueur chez sa mère.
Sa réputation s'étendit à toute la région de l'Oio. Ses succès, son arrogance démonstrative, ses chorégraphies provocatrices, sa manière de ruer comme un animal qui va charger, plaisaient au public et faisaient peur à ceux qui devaient l'affronter. Seuls des esprits pouvaient le battre. Une année, il tomba gravement malade. Persuadé qu'un adversaire lui avait jeté un sort, plutôt que d'appeler un médecin, il se fit exorciser. Le marabout lui confia un pendentif, une dent de cochon, afin d'écarter les sortilèges. Il ne le quittera plus. Pour plus de sûreté, il déménagea et s'installa loin des influences néfastes, dans la petite ville de Bissora.
En 1988, à quinze ans, il remportait son premier titre national de lutte, puis un nouveau chaque année. Il devint un des personnages les plus célèbres du pays. Ses combats attiraient des foules de plus en plus nombreuses. Jamais il n'accepta d'argent en cadeau. Un Balante ne le ferait pas. Des pères enthousiastes lui proposèrent bien leurs filles en mariage, mais lui préférait choisir seul sa femme: à ce jour, il en a quatre, qui lui ont donné cinq enfants. L'aîné, Quintinou (" petit jeudi ", en créole portugais), a huit ans et se bat bien." Il sera aussi bon que moi ", pense le père. Après chaque tournoi, Mutcha M'Pal revient près de sa famille à Bissora, s'occupe de ses deux rizières et cultive également un peu de blé, de maïs, d'arachide et de haricots.
Argent de poche
Sa notoriété dépassa bientôt les frontières. En 1990, on vint le chercher dans ses champs. Il prit l'avion pour Abidjan, et termina deuxième de la compétition, derrière un Sénégalais. L'arbitre avait sifflé le début du combat alors qu'il procédait à ses rituels d'avant-match. Il fut battu un peu par surprise. L'année suivante, il se classa troisième d'un tournoi à Abidjan, en Côte-d'Ivoire. Un autre mauvais souvenir: en demi-finale, il fractura le bras de son adversaire nigérien, en deux endroits, et fut disqualifié malgré sa victoire. Alberto Pereira, le conseiller technique de Guinée-Bissau, et un Français, Frédéric Rubio, lui enseignèrent les rudiments de la lutte libre olympique, très proche de la technique balante. En 1993, il obtint une médaille d'or à Dakar. Il brilla encore au Caire, en 1994. La même année, aux Jeux de la francophonie à Paris, il termina cinquième. Il visita la capitale française, et ne trouva pas la chose aisée. Avec ses économies, et les 900 francs d'argent de poche qui étaient alloués à chaque participant, il se rendit dans un magasin Tati et acheta des chaussures et des sacs à main pour ses femmes. En mars 1995, il fut appelé dans le cadre du stage préparatoire aux premiers championnats d'Afrique de lutte traditionnelle. Deux jours après le début, il partit chercher un ami dans la brousse. 'Celui-ci avait perdu son fils, et Mutcha resta avec lui pour le consoler. Il disparut trois semaines sans donner de nouvelles, pour ne réapparaître que la veille du départ. A vrai dire, il n'aime guère s'entrainer. Sa carrière risque forcément de s'en ressentir. On lui prédit une retraite précoce. Alors, il retournera combattre dans sa région. Chez les Balantes, il est déjà une légende qu'on raconte aux enfants. Mutcha M'Pal, le roi des lutteurs, qui gagnait au-delà des mers.
Benoît Hopquin
La lutte traditionnelle africaine s'offre ses premiers championnats
Phénomène culturel sur le continent noir, la discipline allie sport et mysticisme. Ses combats sont de véritables fêtes. Populaire surtout dans les campagnes, elle manque cruellement de moyens
Le Monde 27/04/1995
NIGER
Les premiers championnats du continent africain de lutte traditionnelle, qui ont commencé à Niamey (Niger) le 21 avril, se terminent vendredi. Méconnue hors des frontières, cette discipline ancestrale est restée très populaire en Afrique. La lutte est le premier sport dans des pays comme le Niger et le Sénégal. . Les combats sont avant tout l'occasion d'une fête. Lors de véritables tournois, où s'affrontent les champions, l'ambiance qui règne dans les tribunes n'empêche pas les rencontres de garder une vraie dimension sportive.. Le mysticisme n'est pas absent de ces corps à corps que se livrent les athlètes. Forces de la nature, les lutteurs, tous issus des campagnes et pour la plupart illettrés, ont de fermes croyances dans les esprits, ceux qui font gagner ou perdre. Les champions deviennent des héros nationaux, comme Mutcha M'Pal en Guinée-Bissau.
Au cœur de Niamey, l'arène de lutte traditionnelle est gardée jour et nuit. Les organisateurs nigériens ne s'inquiètent pas de la sécurité de ces premiers championnats d'Afrique dans la discipline. Il s'agit avant tout d'empêcher que les athlètes ne s'introduisent secrètement dans l'enceinte et ne procèdent sur place à des rituels recommandés par leur marabout. Malgré cette surveillance, il est de notoriété publique que le sable de l'aire de combat regorge déjà d'ossements d'animaux, d'amulettes et de fétiches enterrés là à toutes fins utiles.
L'anecdote prête à sourire, mais la lutte traditionnelle ne peut se comprendre sans cette dimension mystique, Les hommes qui s'affrontent débordent de muscles et de talismans, Les uns et les autres sont nécessaires pour assurer la victoire. Ces colosses peuvent se retrouver anéantis par un mauvais présage ou la crainte d'un sortilège. Récemment un champion nigérien s'est fait battre contre toute attente : lorsqu'il a vu la nuque de son adversaire recouverte d'une mystérieuse poudre, là même où il portait habituellement sa prise favorite, Badamassi, dit "Commando ", s'est troublé et n'a pas osé toucher cette tête envoûtée. " Ces combats, c'est aussi un affrontement à distance entre les marabouts", constate Alassane Soulé, l'entraîneur du Bénin, un des rares à ne pas trop se fier aux forces surnaturelles: "Si les sorciers avaient vraiment un quelconque pouvoir, l'Afrique serait championne du monde dans tous les sports! " Avec ou sans les esprits, la lutte traditionnelle est une plongée au plus profond de la culture africaine .
A Niamey, dans des tribunes chaque jour pleines à craquer, les combats se succèdent au son des tam-tams. Sogolo, le plus célèbre griot du Niger, accompagne le spectacle de sa lancinante mélopée, prodigue des conseils et improvise les louanges des lutteurs. " Tu es plus beau que Dieu ", " tu es né avant ton père ", fredonne-t-il. A la fin du combat, des femmes se précipitent vers le vainqueur et l'essuient démonstrativement avec leur mouchoir. Mais qu'un lutteur démérite et aussitôt des clowns le miment pour faire rire à ses dépens sans que l'intéressé s'en offusque. Les terrassements sont accueillis par des débordements d'enthousiasme du public, L'exultation du vainqueur et la détresse du vaincu sont pareillement exubérantes. Commenté en direct à la radio, largement retransmis à la télévision, ces championnats d'Afrique marquent une volonté de relance. Restée le sport le plus populaire au Niger et au Sénégal, la lutte traditionnelle avait tendance à dépérir ailleurs. L'accès à l'indépendance des pays qui la pratiquaient l'avait paradoxalement marginalisée un peu plus.
Venue de la brousse, développée par des paysans illettrés, fortement teintée de superstition, cette discipline paraissait indigne des États modernes que les nouveaux responsables entendaient mettre en place. Dès lors, la pratique se cantonnait aux régions les plus isolées. " Nous avons importé des sports d'Europe comme le football et nous avons négligé celui qui était le plus authentiquement africain ", regrette Nicolas Nlong, juge arbitre camerounais et un des artisans du renouveau. Un Français, Frédéric Rubio, a également largement contribué à cette reconquête. Spécialiste de la discipline, il parcourt depuis cinq ans l'Afrique en VRP de la lutte, forme des directeurs techniques nationaux, des arbitres et tente d'établir des structures solides dans tous les pays. " Turcs, Iraniens, Arméniens s'appuient sur leur pratique traditionnelle pour s'imposer en lutte olympique, explique-t-il. Il est cependant important que l'on garde l'environnement culturel afin que les Africains continuent à se reconnaître dans ce sport. "
En taxi-brousse
Au sein d'une commission, Frédéric Rubio a également participé à l'élaboration de règles communes, les techniques de lutte variant jusqu'alors avec les ethnies. Dans le cadre de la coopération française, il assure surtout le financement des projets. "Pour nous, arriver sur place est déjà une victoire. Rien que pour ça, nous mériterions une médaille ", raconte Frédéric Kuma, directeur technique national de l'équipe du Togo. Lui et ses cinq lutteurs ont mis quarante-huit heures pour venir de Lomé en bus et en taxi-brousse. Ils auraient pu ne pas partir, le gouvernement ayant refusé de financer l'expédition. Finalement, le directeur des sports a accordé un prêt de 2 400 francs sur sa cassette personnelle. Le viatique a payé un équipement sommaire et un aller simple. Frédéric Kuma attend fébrilement l'argent de la mission française pour assurer le retour et rembourser son patron. Partie dans les mêmes conditions, la délégation du Tchad n'a même pas réussi à arriver à temps pour les compétitions. Au bout du compte, d'aléas en bisbilles, seuls dix des trente pays conviés ont réussi à faire le déplacement de Niamey. Il n'empêche que la deuxième édition est déjà programmée en décembre 1996, à Abidjan ou Cotonou. La lutte traditionnelle sera également sport de démonstration aux Jeux d'Afrique en septembre à Hararé (Zimbabwe). Un regain de notoriété continental qui ne satisfait pas encore pleinement le Sénégalais Cheikh Thiaré, vice-président de la Confédération africaine de lutte associée: " Pourquoi la lutte traditionnelle africaine ne deviendrait-elle pas une discipline olympique? Après tout, le judo lui aussi a d'abord été un sport régional. "
Benoît Hopquin
Mutcha M'Pal, une légende qu'on raconte aux enfants de Guinée-Bissau
Mutcha M'Pal ne se souvient pas de son premier combat. Aussi loin qu'il remonte dans ses souvenirs, il y voit des corps-à-corps acharnés avec les autres enfants de Campada, son village natal, et des adversaires qui mordent la poussière. Pour un Balante, - c'est le nom d'une ethnie du nord de la Guinée-Bissau-, lutter va de soi. Des joutes ludiques accompagnent chaque événement de la vie, naissance, récolte, mariage, enterrement. La règle en est simple: faire toucher la nuque l'adversaire au sol. Elle génère un art compliqué, exigeant puissance et souplesse. Le jeune Mutcha, né, selon son passeport, vers 1973, possédait les deux. Très vite, il s'est aperçu qu'il était le plus fort. Son 1,90 mètre et ses quelque cent kilos imposaient respect. Et son agilité lui permettait de terrasser de plus grands et de plus lourds lui. Malgré sa corpulence, son apparence ventripotente, il parvenait à se ramasser sous son adversaire et à le porter dans les airs. Il avait surtout ce don inné de deviner l'autre dès la première prise de contact, d'anticiper ses actions pour mieux le dominer. Mutcha M'Pal n'a jamais appris à lire et à écrire, mais a toujours su lutter.
Dès lors, il n'a eu de cesse d'aller plus loin défier des adversaires à sa mesure. Qu'une cérémonie soit annoncée quelque part, et le jeune homme faisait ses préparatifs. Sa mère, Fasenda, s'enfermait de longues heures dans la case familiale, répandait le vin au pied des fétiches, et suppliait les esprits de donner la victoire à son fils. Le marabout et les anciens se rendaient sous l'arbre sacré et dispensaient offrandes et incantations. Mutcha M'Pal se mettait alors en route, couvert d'amulettes et de peintures. A pied, accompagné d'autres jeunes gens, il parcourait des dizaines de kilomètres, chantant, dansant tout le long du chemin. La joyeuse troupe annonçait son entrée dans les villages au son d'une corne. Elle restait là deux jours à s'amuser et à se battre. Mutcha revenait toujours en vainqueur chez sa mère.
Sa réputation s'étendit à toute la région de l'Oio. Ses succès, son arrogance démonstrative, ses chorégraphies provocatrices, sa manière de ruer comme un animal qui va charger, plaisaient au public et faisaient peur à ceux qui devaient l'affronter. Seuls des esprits pouvaient le battre. Une année, il tomba gravement malade. Persuadé qu'un adversaire lui avait jeté un sort, plutôt que d'appeler un médecin, il se fit exorciser. Le marabout lui confia un pendentif, une dent de cochon, afin d'écarter les sortilèges. Il ne le quittera plus. Pour plus de sûreté, il déménagea et s'installa loin des influences néfastes, dans la petite ville de Bissora.
En 1988, à quinze ans, il remportait son premier titre national de lutte, puis un nouveau chaque année. Il devint un des personnages les plus célèbres du pays. Ses combats attiraient des foules de plus en plus nombreuses. Jamais il n'accepta d'argent en cadeau. Un Balante ne le ferait pas. Des pères enthousiastes lui proposèrent bien leurs filles en mariage, mais lui préférait choisir seul sa femme: à ce jour, il en a quatre, qui lui ont donné cinq enfants. L'aîné, Quintinou (" petit jeudi ", en créole portugais), a huit ans et se bat bien." Il sera aussi bon que moi ", pense le père. Après chaque tournoi, Mutcha M'Pal revient près de sa famille à Bissora, s'occupe de ses deux rizières et cultive également un peu de blé, de maïs, d'arachide et de haricots.
Argent de poche
Sa notoriété dépassa bientôt les frontières. En 1990, on vint le chercher dans ses champs. Il prit l'avion pour Abidjan, et termina deuxième de la compétition, derrière un Sénégalais. L'arbitre avait sifflé le début du combat alors qu'il procédait à ses rituels d'avant-match. Il fut battu un peu par surprise. L'année suivante, il se classa troisième d'un tournoi à Abidjan, en Côte-d'Ivoire. Un autre mauvais souvenir: en demi-finale, il fractura le bras de son adversaire nigérien, en deux endroits, et fut disqualifié malgré sa victoire. Alberto Pereira, le conseiller technique de Guinée-Bissau, et un Français, Frédéric Rubio, lui enseignèrent les rudiments de la lutte libre olympique, très proche de la technique balante. En 1993, il obtint une médaille d'or à Dakar. Il brilla encore au Caire, en 1994. La même année, aux Jeux de la francophonie à Paris, il termina cinquième. Il visita la capitale française, et ne trouva pas la chose aisée. Avec ses économies, et les 900 francs d'argent de poche qui étaient alloués à chaque participant, il se rendit dans un magasin Tati et acheta des chaussures et des sacs à main pour ses femmes. En mars 1995, il fut appelé dans le cadre du stage préparatoire aux premiers championnats d'Afrique de lutte traditionnelle. Deux jours après le début, il partit chercher un ami dans la brousse. 'Celui-ci avait perdu son fils, et Mutcha resta avec lui pour le consoler. Il disparut trois semaines sans donner de nouvelles, pour ne réapparaître que la veille du départ. A vrai dire, il n'aime guère s'entrainer. Sa carrière risque forcément de s'en ressentir. On lui prédit une retraite précoce. Alors, il retournera combattre dans sa région. Chez les Balantes, il est déjà une légende qu'on raconte aux enfants. Mutcha M'Pal, le roi des lutteurs, qui gagnait au-delà des mers.
Benoît Hopquin
dimanche 25 juin 2017
Résultats des championnats de La Réunion de croche 2017
Les Championnat de La Réunion de croche 2017 se sont déroulés à Saint-Louis, au club Perform-es (Zone Bel Air) ce dimanche 25 juin 2017, chez le nouveau président de la Ligue de Croche Stéphane Uriac.
Ils ont réuni les clubs :
- "Lutte Croche Bois de Nèfles" (Saint-Paul)
- "Perform-es" (Saint-Louis)
- "Grapplers Sud" (Saint-Pierre)
- "Grappling MMA Saint-Pierre"
- "Croche MMA 974" (Étang Saint-Paul)
- et "La croche lutte traditionnelle de la Réunion" (Plateau Caillou)
Les vainqueurs du jour ont été :
- Loïc Bijoux (Perform-es) dans la catégorie des 100kg (déjà vainqueur des JIOI 2015 et champion de l'océan Indien 2016)
- Christopher Armouet (Lutte Croche Bois de Nèfles) dans la catégorie des 92kg (déjà champion de l'océan Indien 2016)
- Olivier Élisabeth (Lutte Croche Bois de Nèfles) dans la catégorie des 84kg (déjà vainqueur
- Nicolas Thillier (Perform-es) dans la catégorie des 71kg
- et Sébastien Turpin (Grapplers Sud) dans la catégorie des 65kg.
Mis à part Nicolas Thillier qui décroche son premier titre en croche, tous les autres vainqueurs du jour sont des confirmés déjà vainqueurs des 9èmes Jeux des Îles de l'Océan Indien 2015 (à la Réunion) et/ou champion de l'océan Indien en titre (trophées décrochés à Madagascar en août 2016).
A noter le nouveau record de vitesse (victoire la plus expéditive dans la catégorie des 92kg) réalisé par Vincent Hauguel en 0'29'', par étranglement (qui surpasse le record de 0'32'' jusque là détenu par Loïc Bijoux).
Les podiums
Les officiels
La compétition s'est terminée par un "défi à l'africaine"; ici expliqué par Frédéric Rubio, le responsable formation de la Ligue de Croche, qui a œuvré pour la lutte traditionnelle africaine et la lutte olympique pendant plus de 15 ans au Sénégal, au Niger et dans plusieurs pays francophones d'Afrique.
Un lutteur s'avance au centre de l'arène et s'annonce prêt à relever tous les défis, sans catégorie de poids. A ce jeu, c'est Loïc Bijoux (sur la photo) qui s'est montré le plus efficace.
Prochains rendez-vous :
- une compétition internationale en juillet ou août à Maurice ou Madagascar (sous réserve de financement)
- et des formations qui seront proposées aux communes de l'île de la Réunion intéressées par le projet de valorisation du patrimoine réunionnais ("la croche" est un sport identitaire régional reconnu par le CROS-Réunion) dès les mois de septembre-octobre 2017.
Les vidéos de cette compétition (et de bien d'autres) sont visibles sur la chaîne Youtube de Jérôme Sanchez : https://www.youtube.com/user/Jeronimo116
Ils ont réuni les clubs :
- "Lutte Croche Bois de Nèfles" (Saint-Paul)
- "Perform-es" (Saint-Louis)
- "Grapplers Sud" (Saint-Pierre)
- "Grappling MMA Saint-Pierre"
- "Croche MMA 974" (Étang Saint-Paul)
- et "La croche lutte traditionnelle de la Réunion" (Plateau Caillou)
Les vainqueurs du jour ont été :
- Loïc Bijoux (Perform-es) dans la catégorie des 100kg (déjà vainqueur des JIOI 2015 et champion de l'océan Indien 2016)
- Christopher Armouet (Lutte Croche Bois de Nèfles) dans la catégorie des 92kg (déjà champion de l'océan Indien 2016)
- Olivier Élisabeth (Lutte Croche Bois de Nèfles) dans la catégorie des 84kg (déjà vainqueur
- Nicolas Thillier (Perform-es) dans la catégorie des 71kg
- et Sébastien Turpin (Grapplers Sud) dans la catégorie des 65kg.
Mis à part Nicolas Thillier qui décroche son premier titre en croche, tous les autres vainqueurs du jour sont des confirmés déjà vainqueurs des 9èmes Jeux des Îles de l'Océan Indien 2015 (à la Réunion) et/ou champion de l'océan Indien en titre (trophées décrochés à Madagascar en août 2016).
A noter le nouveau record de vitesse (victoire la plus expéditive dans la catégorie des 92kg) réalisé par Vincent Hauguel en 0'29'', par étranglement (qui surpasse le record de 0'32'' jusque là détenu par Loïc Bijoux).
Les podiums
Podium "jusqu'à 100kg"
- de gauche à droite : Vincent Hauguel, Esther Cadet et Loïc Bijoux (or)
Podium "jusqu'à 92kg"
- de gauche à droite : Esther Cadet (bronze), Christopher Armouet (or) et Vincent Hauguel (argent)
Podium "jusqu'à 84kg"
- de gauche à droite : Jonathan Payet (argent) et Olivier Elisabeth (or)
Podium "jusqu'à 71kg"
- de gauche à droite : Fabien Carron (bronze), Nicolas Thillier (or) et Jerry Moinoufama (argent)
Podium "jusqu'à 65kg" - de gauche à droite : Emerick Françoise (bronze), Sébastien Turpin (or) et Dylan Latchimy-Anandy (argent)
Les officiels
de gauche à droite : Stéphane Uriac, Jean-Pierre Tarley, Pierrick Lombardie (récompensé pour son esprit sportif), Frédéric Rubio et Lino Charlettine
La compétition s'est terminée par un "défi à l'africaine"; ici expliqué par Frédéric Rubio, le responsable formation de la Ligue de Croche, qui a œuvré pour la lutte traditionnelle africaine et la lutte olympique pendant plus de 15 ans au Sénégal, au Niger et dans plusieurs pays francophones d'Afrique.
Un lutteur s'avance au centre de l'arène et s'annonce prêt à relever tous les défis, sans catégorie de poids. A ce jeu, c'est Loïc Bijoux (sur la photo) qui s'est montré le plus efficace.
Prochains rendez-vous :
- une compétition internationale en juillet ou août à Maurice ou Madagascar (sous réserve de financement)
- et des formations qui seront proposées aux communes de l'île de la Réunion intéressées par le projet de valorisation du patrimoine réunionnais ("la croche" est un sport identitaire régional reconnu par le CROS-Réunion) dès les mois de septembre-octobre 2017.
Les vidéos de cette compétition (et de bien d'autres) sont visibles sur la chaîne Youtube de Jérôme Sanchez : https://www.youtube.com/user/Jeronimo116
Libellés :
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Maurice,
saison 2016/2017
mercredi 15 février 2017
Colloque à Dakar
Le responsable formation de la Ligue de Croche, Frédéric Rubio, grand spécialiste de la lutte traditionnelle africaine, participera au colloque « Des Corps en Afrique de l’Ouest :
Etats, pratiques et représentations » qui se tiendra les 20 et 21 février 2017 à Dakar, au Sénégal.
Comité scientifique et d’organisation
Gilles Boëtsch (Anthropobiologiste, Dr. CNRS, UMI ESS 3189,
CNRS-UCAD-UGB-USTTB-CNRST)
Dominique Chevé (Anthropologue, CA UMR ADES 7268 AMUCNRS-
EFS, Marseille ; GDRI BE-PASA CNRS)
Lamine Ndiaye (Sociologue, Pr. UCAD, Dir. ED ETHOS, Dakar ; UMI ESS 3189)
Cheikh Tidiane Wane (Didacticien, STAPS, MCU Université de Franche-Comté, EA 4661 ELLIADD ; CA
UMR ADES 7268 AMU-CNRS-EFS, Marseille ; GDRI BE-PASA CNRS)
Bernard Andrieu (Philosophe, Dir. GDRI 836 BE-PASA, Pr. et Dir. EA 2635 TEC, Paris Descartes et CA
UMR ADES 7268 AMU-CNRS-EFS)
Lamine Gueye (Neurophysiologiste, Pr. & Recteur de l’Université de Bambey, Sénégal ; Dir. UMI ESS
3189)
Jean-Luc Peiry (Géographe, Dir. adjoint UMI ESS 3189)
Abdoulaye Samb (Physiologiste, Pr UCAD, Dir. adjoint UMI ESS 3189 site UCAD ; Dir. ED SEV, Dakar)
Karine Ginoux (Directrice administrative, UMI ESS 3189)
Michel Signoli (Anthropobiologiste, Dr. CNRS, Dir. UMR ADES 7568 AMU-CNRS-EFS, Marseille)
Lieu
UCAD 2, salle de l’Atelier
Argument
Ce colloque porte sur deux grandes thématiques autour du corps, de ses états, de ses pratiques et de ses
représentations en Afrique de l’Ouest.
La première journée, lundi 20 février 2017, sera consacrée notamment aux problématiques de l’UMI 3189, « Environnement, Santé, Société » et concernera plus précisément les relations et les interactions corps, santé et environnement : corps et vieillissement, corps et esthétique, corps et religion, pratiques spécifiques qui construisent les corps, etc.
La deuxième journée, le mardi 21 février 2017, concernera les corps-sujets engagés dans la pratique de la lutte, avec des communications sur les questions portés par le projet « Corps en lutte au Sénégal » depuis 2010 (responsables D. Chevé & C.T. Wane, GDRI 836 BEPASA & UMR ADES 7268) et notamment : lutte et environnement socio-culturel ; trajectoires de lutteurs ; discours, croyances et représentations de la lutte ; techniques des corps en lutte ; enjeux sociaux, politiques, religieux, culturels de la pratique et de sa complexité au Sénégal.
Lundi 20 février 2017
Corps et Environnement
8h30 – 9h : Accueil des participants
9h – 9h20 - Introduction
Pr. Lamine Gueye (Dir. UMI ESS)
Gilles Boëtsch & Lamine Ndiaye
9h20 – 9h50 - Conférence
Abderrahmane N’Gaïde (Enseignant-chercheur au département d’Histoire, UCAD)
« Traces de corps sous le langage, "tenir, "maintenir" afin de "se tenir"… »
9h50 – 10h05 - Discussion
Communications
Présidents de séance : Gilles Boëtsch et Lamine Ndiaye
10h10 – 10h30 - Gilles Boëtsch (Dr. CNRS UMI ESS 3189)
« Approche anthropologique du corps en Afrique »
10h30 – 10h40 – Discussion
10h40 – 11h00 - Lamine Ndiaye (Pr. UCAD, UMI ESS 3189)
« Corps du nouveau-né et techniques corporelles chez les Wolof du Sénégal »
11h00 – 11h10 – Discussion
11h15 – 11h30 - Pause-café
11h30 – 11h50 - Emmanuel Cohen (PhD, Anthropobiologiste, postdoctorant, Wits University)
« Acculturation, pratiques sexuelles en mutation et nouveaux regards sur la beauté en Afrique : le
cas du Sénégal, du Burkina Faso et du Cameroun »
11h50 – 12h00 - Discussion
12h00 – 12h20 - Enguerran Macia (Cr. CNRS, Anthropobiologiste, UMI ESS 3189)
« Le corps vieillissant : quelques théories confrontées au contexte dakarois »
12h20 – 12h30 – Discussion
12h30 – 12h50 - Absa Gassama (Dr. en sociologie, enseignante à l’Université virtuelle du Sénégal)
« Corps biologique et social de la travailleuse domestique au Sénégal »
12h50 – 13h00 – Discussion
Pause déjeuner (13h00 – 14h30)
14h30 – 14h50 - Magali Cocaul-André (Médecin endocrinologue, Paris, UMI ESS 3189)
« Le corps entre normes biomédicales et normes sociales »
14h50 – 15h - Discussion
15h – 15h20 - Marème Dia Thiam (Doctorante en sociologie et anthropologie, UCAD)
« Beauté et pratiques corporelles des femmes à Dakar »
15h20 – 15h30 - Discussion
15h30 – 15h50 - Malik Diagne (MC UCAD, Dr. en philosophie, Dir. Département de philosophie)
« Le corps des jeunes dans l’espace public »
15h50 – 16h - Discussion
16h - 16h15 - Pause-café
16h15 – 16h35 - Abdoul Aziz Kébé (MC. UCAD, Dr. Département d’arabe)
« Le corps du musulman »
16h35 – 16h45 - Discussion
16h45 – 17h05 - Ibrahima Sow (Pr. IFAN UCAD, Philosophie)
« Le corps possédé »
17h05 – 17h15 - Discussion
17h15 – 17h35 - Lamine Gueye (Pr. et Recteur de l’Université de Bambey, Dir. UMI ESS 3189,
Neurophysiologie)
« Le corps épileptique »
17h35 – 17h55 - Discussion
18h00 – 19h - Projection et discussion
Documentaire sur la lutte de Mamadou Kouma Gueye et Mark Hann
Mardi 21 février 2017
Corps en lutte au Sénégal
8h30 – 8h50 : Accueil des participants
8h50 – 9h - Introduction
Dominique Chevé & Cheikh Tidiane Wane
« Ce que lutter veut dire ? Enjeux et problématiques de cette pratique au Sénégal »
9h00 – 9h30 - Conférence
Niko Besnier (Pr. anthropologie culturelle, Université d’Amsterdam)
« Corps, sports et futurs : la lutte sénégalaise dans un contexte global »
9h30 – 9h45 - Discussion
1ère session
Types de lutte ancrée dans le terroir / Lutte et environnement ethno-culturel / valeurs, pratiques
particulières
Président de session Dominique Chevé
9h50 – 10h10 - Mouhamadou-Lamine Sakho (Dr. STAPS, Strasbourg, France)
« Transmission d’un imaginaire social en pays lebou : expérience de la lutte traditionnelle à
M’Bao »
10h10 – 10h30 - Raphaël Ndiaye (Dir. de la Fondation Léopold Sédar Senghor, Dakar)
« La lutte chez les Sérères : une trajectoire de la construction de soi »
10h30 – 10h50 - Aurélie Epron (MCU, STAPS, Lyon, France)
« Le gouren, lutte en pays breton : des rituels locaux aux ritualités sportives ou la fabrique du
Gouren en Bretagne »
10h50 – 11h10 – Discussion de la session 1
11h10 – 11h25 – Pause-café
2ème session
Parcours de lutteurs / lutter pour vivre, être, réussir…
Président de session A. W. Kane
11h25 – 11h45 - Mark Hann (Doctorant, Anthropologie, Université d’Amsterdam)
« Trajectoires précaires de jeunes espoirs en lutte sénégalaise »
11h45 – 12h05 - Anaïs Misson (Doctorante, Anthropologie, Université de Louvain)
« "Lutter pour lutter" : entre débrouilles, recherche de reconnaissance et (spectre de
l’)endettement. Stratégies de réussite de lutteurs sénégalais à l’épreuve de la précarité à
Guediawaye »
12h05 – 12h25 - Fatou Dame Loum (MCU sociologie, INSEPS, UCAD, Dakar)
« Trajectoires sociales et carrières sportives des lutteurs professionnels au Sénégal »
12h25 – 12h45 - Jean-François Havard (MCU Sciences politiques, Doyen de l’UHA, Mulhouse)
« A chacun son combat ! L’enjeu de la réputation dans la construction de soi comme lutteur »
12h45 – 13h10 – Discussion de la session 2
13h10 – 14h15 – Pause Déjeuner
3ème session
Les discours de la lutte, l’oralité, les médias, les représentations, les publics
Président de session : JF Havard
14h15 – 14h35 - Abdoulaye Keita (Pr. IFAN, UCAD, Dakar)
« Parler pour dominer : pratiques ésotériques et exotériques dans la lutte sénégalaise »
14h35 – 14h55 - Ibrahima Wane (MCU, Département Lettres modernes, UCAD, Dakar)
« Du traitement médiatique de la lutte : trajectoires et techniques des “ reporters-griots “ »
14h55 – 15h15 – Abdoul Wahid Kane (MCU, INSEPS, UCAD, Dakar)
« L’appartenance chez les acteurs de la lutte avec frappe au Sénégal : entre volonté d’expression et
instrumentalisation »
15h15 – 15h35 – Ibrahima Fall (Doctorant, INSEPS, Dakar), Gary Tribou (Pr. Strasbourg)
« Profils et typologie des publics directs de la lutte avec frappe »
15h35 – 15h50 – Discussion de la session 3
15h50 – 16h05 – Pause-café
4ème session
Les questions sportives, techniques, de gestion, d’arbitrage
Président de session : C.T. Wane
16h10 – 16h30 - Mohamed Talla Ndongo (doctorant, assistant INSEPS, Dakar), Cheikh Tidiane
Tine (MCU, INSEPS, Dakar), Abdoul Wahid Kane (MCU, INSEPS, Dakar)
« Femmes et lutte au Sénégal: analyse d'une pratique marginalisée »
16h30 – 16h50 - Djibril Diouf (Dr., INSEPS, Dakar), Ansoumana Coly (INSEPS, Dakar)
« La question de la gouvernance de l'arbitrage de la lutte avec frappe au Sénégal »
16h50 – 17h10 - Frederic Rubio (Pr. EPS, Expert CONFEJES, Consultant FILA, co-auteur du
Manuel de luttes africaines avec N.Long, A. Badji - tome 1 - et auteur du tome 2, France)
« Lutte avec frappe, Lutte Africaine, Lutte Olympique : comprendre les techniques »
17h10 – 17h30 - Discussion de la session 4
5ème Session
Comité National de Gestion de la Lutte : enjeux, perspectives
Présidents D. Chevé et C.T. Wane
17h40 – 18h10 - Alioune Sarr (Président du CNGL)
« Enjeux et perspectives du CNGL »
18h10 – 18h40 - Discussion de la session 5
Avec le public en présence des membres du bureau du CNGL
(Thierno Kâ, chargé de communication du CNG et responsable de la lutte avec frappe, Ibrahima Sarr,
membre du bureau du CNG, Babacar Diop, responsable de la commission règlement et discipline)
18h40 – 19h - Bilan scientifique des journées et perspectives
Dominique Chevé & Cheikh Tidiane Wane
Gilles Boëtsch & Lamine Ndiaye
GDRI 836 BE-PASA CNRS, UMI 3189 ESS, UMR 7268 ADES, ED ET.HO.S UCAD, ED SEV UCAD
Avec le soutien du CNGL & de la Fondation SOCOCIM
Avec le soutien du CNGL & de la Fondation SOCOCIM
Comité scientifique et d’organisation
Gilles Boëtsch (Anthropobiologiste, Dr. CNRS, UMI ESS 3189,
CNRS-UCAD-UGB-USTTB-CNRST)
Dominique Chevé (Anthropologue, CA UMR ADES 7268 AMUCNRS-
EFS, Marseille ; GDRI BE-PASA CNRS)
Lamine Ndiaye (Sociologue, Pr. UCAD, Dir. ED ETHOS, Dakar ; UMI ESS 3189)
Cheikh Tidiane Wane (Didacticien, STAPS, MCU Université de Franche-Comté, EA 4661 ELLIADD ; CA
UMR ADES 7268 AMU-CNRS-EFS, Marseille ; GDRI BE-PASA CNRS)
Bernard Andrieu (Philosophe, Dir. GDRI 836 BE-PASA, Pr. et Dir. EA 2635 TEC, Paris Descartes et CA
UMR ADES 7268 AMU-CNRS-EFS)
Lamine Gueye (Neurophysiologiste, Pr. & Recteur de l’Université de Bambey, Sénégal ; Dir. UMI ESS
3189)
Jean-Luc Peiry (Géographe, Dir. adjoint UMI ESS 3189)
Abdoulaye Samb (Physiologiste, Pr UCAD, Dir. adjoint UMI ESS 3189 site UCAD ; Dir. ED SEV, Dakar)
Karine Ginoux (Directrice administrative, UMI ESS 3189)
Michel Signoli (Anthropobiologiste, Dr. CNRS, Dir. UMR ADES 7568 AMU-CNRS-EFS, Marseille)
Lieu
UCAD 2, salle de l’Atelier
Argument
Ce colloque porte sur deux grandes thématiques autour du corps, de ses états, de ses pratiques et de ses
représentations en Afrique de l’Ouest.
La première journée, lundi 20 février 2017, sera consacrée notamment aux problématiques de l’UMI 3189, « Environnement, Santé, Société » et concernera plus précisément les relations et les interactions corps, santé et environnement : corps et vieillissement, corps et esthétique, corps et religion, pratiques spécifiques qui construisent les corps, etc.
La deuxième journée, le mardi 21 février 2017, concernera les corps-sujets engagés dans la pratique de la lutte, avec des communications sur les questions portés par le projet « Corps en lutte au Sénégal » depuis 2010 (responsables D. Chevé & C.T. Wane, GDRI 836 BEPASA & UMR ADES 7268) et notamment : lutte et environnement socio-culturel ; trajectoires de lutteurs ; discours, croyances et représentations de la lutte ; techniques des corps en lutte ; enjeux sociaux, politiques, religieux, culturels de la pratique et de sa complexité au Sénégal.
Lundi 20 février 2017
Corps et Environnement
8h30 – 9h : Accueil des participants
9h – 9h20 - Introduction
Pr. Lamine Gueye (Dir. UMI ESS)
Gilles Boëtsch & Lamine Ndiaye
9h20 – 9h50 - Conférence
Abderrahmane N’Gaïde (Enseignant-chercheur au département d’Histoire, UCAD)
« Traces de corps sous le langage, "tenir, "maintenir" afin de "se tenir"… »
9h50 – 10h05 - Discussion
Communications
Présidents de séance : Gilles Boëtsch et Lamine Ndiaye
10h10 – 10h30 - Gilles Boëtsch (Dr. CNRS UMI ESS 3189)
« Approche anthropologique du corps en Afrique »
10h30 – 10h40 – Discussion
10h40 – 11h00 - Lamine Ndiaye (Pr. UCAD, UMI ESS 3189)
« Corps du nouveau-né et techniques corporelles chez les Wolof du Sénégal »
11h00 – 11h10 – Discussion
11h15 – 11h30 - Pause-café
11h30 – 11h50 - Emmanuel Cohen (PhD, Anthropobiologiste, postdoctorant, Wits University)
« Acculturation, pratiques sexuelles en mutation et nouveaux regards sur la beauté en Afrique : le
cas du Sénégal, du Burkina Faso et du Cameroun »
11h50 – 12h00 - Discussion
12h00 – 12h20 - Enguerran Macia (Cr. CNRS, Anthropobiologiste, UMI ESS 3189)
« Le corps vieillissant : quelques théories confrontées au contexte dakarois »
12h20 – 12h30 – Discussion
12h30 – 12h50 - Absa Gassama (Dr. en sociologie, enseignante à l’Université virtuelle du Sénégal)
« Corps biologique et social de la travailleuse domestique au Sénégal »
12h50 – 13h00 – Discussion
Pause déjeuner (13h00 – 14h30)
14h30 – 14h50 - Magali Cocaul-André (Médecin endocrinologue, Paris, UMI ESS 3189)
« Le corps entre normes biomédicales et normes sociales »
14h50 – 15h - Discussion
15h – 15h20 - Marème Dia Thiam (Doctorante en sociologie et anthropologie, UCAD)
« Beauté et pratiques corporelles des femmes à Dakar »
15h20 – 15h30 - Discussion
15h30 – 15h50 - Malik Diagne (MC UCAD, Dr. en philosophie, Dir. Département de philosophie)
« Le corps des jeunes dans l’espace public »
15h50 – 16h - Discussion
16h - 16h15 - Pause-café
16h15 – 16h35 - Abdoul Aziz Kébé (MC. UCAD, Dr. Département d’arabe)
« Le corps du musulman »
16h35 – 16h45 - Discussion
16h45 – 17h05 - Ibrahima Sow (Pr. IFAN UCAD, Philosophie)
« Le corps possédé »
17h05 – 17h15 - Discussion
17h15 – 17h35 - Lamine Gueye (Pr. et Recteur de l’Université de Bambey, Dir. UMI ESS 3189,
Neurophysiologie)
« Le corps épileptique »
17h35 – 17h55 - Discussion
18h00 – 19h - Projection et discussion
Documentaire sur la lutte de Mamadou Kouma Gueye et Mark Hann
Mardi 21 février 2017
Corps en lutte au Sénégal
8h30 – 8h50 : Accueil des participants
8h50 – 9h - Introduction
Dominique Chevé & Cheikh Tidiane Wane
« Ce que lutter veut dire ? Enjeux et problématiques de cette pratique au Sénégal »
9h00 – 9h30 - Conférence
Niko Besnier (Pr. anthropologie culturelle, Université d’Amsterdam)
« Corps, sports et futurs : la lutte sénégalaise dans un contexte global »
9h30 – 9h45 - Discussion
1ère session
Types de lutte ancrée dans le terroir / Lutte et environnement ethno-culturel / valeurs, pratiques
particulières
Président de session Dominique Chevé
9h50 – 10h10 - Mouhamadou-Lamine Sakho (Dr. STAPS, Strasbourg, France)
« Transmission d’un imaginaire social en pays lebou : expérience de la lutte traditionnelle à
M’Bao »
10h10 – 10h30 - Raphaël Ndiaye (Dir. de la Fondation Léopold Sédar Senghor, Dakar)
« La lutte chez les Sérères : une trajectoire de la construction de soi »
10h30 – 10h50 - Aurélie Epron (MCU, STAPS, Lyon, France)
« Le gouren, lutte en pays breton : des rituels locaux aux ritualités sportives ou la fabrique du
Gouren en Bretagne »
10h50 – 11h10 – Discussion de la session 1
11h10 – 11h25 – Pause-café
2ème session
Parcours de lutteurs / lutter pour vivre, être, réussir…
Président de session A. W. Kane
11h25 – 11h45 - Mark Hann (Doctorant, Anthropologie, Université d’Amsterdam)
« Trajectoires précaires de jeunes espoirs en lutte sénégalaise »
11h45 – 12h05 - Anaïs Misson (Doctorante, Anthropologie, Université de Louvain)
« "Lutter pour lutter" : entre débrouilles, recherche de reconnaissance et (spectre de
l’)endettement. Stratégies de réussite de lutteurs sénégalais à l’épreuve de la précarité à
Guediawaye »
12h05 – 12h25 - Fatou Dame Loum (MCU sociologie, INSEPS, UCAD, Dakar)
« Trajectoires sociales et carrières sportives des lutteurs professionnels au Sénégal »
12h25 – 12h45 - Jean-François Havard (MCU Sciences politiques, Doyen de l’UHA, Mulhouse)
« A chacun son combat ! L’enjeu de la réputation dans la construction de soi comme lutteur »
12h45 – 13h10 – Discussion de la session 2
13h10 – 14h15 – Pause Déjeuner
3ème session
Les discours de la lutte, l’oralité, les médias, les représentations, les publics
Président de session : JF Havard
14h15 – 14h35 - Abdoulaye Keita (Pr. IFAN, UCAD, Dakar)
« Parler pour dominer : pratiques ésotériques et exotériques dans la lutte sénégalaise »
14h35 – 14h55 - Ibrahima Wane (MCU, Département Lettres modernes, UCAD, Dakar)
« Du traitement médiatique de la lutte : trajectoires et techniques des “ reporters-griots “ »
14h55 – 15h15 – Abdoul Wahid Kane (MCU, INSEPS, UCAD, Dakar)
« L’appartenance chez les acteurs de la lutte avec frappe au Sénégal : entre volonté d’expression et
instrumentalisation »
15h15 – 15h35 – Ibrahima Fall (Doctorant, INSEPS, Dakar), Gary Tribou (Pr. Strasbourg)
« Profils et typologie des publics directs de la lutte avec frappe »
15h35 – 15h50 – Discussion de la session 3
15h50 – 16h05 – Pause-café
4ème session
Les questions sportives, techniques, de gestion, d’arbitrage
Président de session : C.T. Wane
16h10 – 16h30 - Mohamed Talla Ndongo (doctorant, assistant INSEPS, Dakar), Cheikh Tidiane
Tine (MCU, INSEPS, Dakar), Abdoul Wahid Kane (MCU, INSEPS, Dakar)
« Femmes et lutte au Sénégal: analyse d'une pratique marginalisée »
16h30 – 16h50 - Djibril Diouf (Dr., INSEPS, Dakar), Ansoumana Coly (INSEPS, Dakar)
« La question de la gouvernance de l'arbitrage de la lutte avec frappe au Sénégal »
16h50 – 17h10 - Frederic Rubio (Pr. EPS, Expert CONFEJES, Consultant FILA, co-auteur du
Manuel de luttes africaines avec N.Long, A. Badji - tome 1 - et auteur du tome 2, France)
« Lutte avec frappe, Lutte Africaine, Lutte Olympique : comprendre les techniques »
17h10 – 17h30 - Discussion de la session 4
5ème Session
Comité National de Gestion de la Lutte : enjeux, perspectives
Présidents D. Chevé et C.T. Wane
17h40 – 18h10 - Alioune Sarr (Président du CNGL)
« Enjeux et perspectives du CNGL »
18h10 – 18h40 - Discussion de la session 5
Avec le public en présence des membres du bureau du CNGL
(Thierno Kâ, chargé de communication du CNG et responsable de la lutte avec frappe, Ibrahima Sarr,
membre du bureau du CNG, Babacar Diop, responsable de la commission règlement et discipline)
18h40 – 19h - Bilan scientifique des journées et perspectives
Dominique Chevé & Cheikh Tidiane Wane
Gilles Boëtsch & Lamine Ndiaye
jeudi 2 février 2017
Rétrospective sur la Lutte africaine
Frédéric Rubio, le responsable formation de la Ligue de Croche, a consacré une quinzaine d'années de sa vie à la revalorisation et à l'unification de la lutte africaine. Voici un documentaire qui raconte cette démarche : "Les dieux du sable" !
A l'occasion des 1ers Championnats d'Afrique à Niamey, la célèbre émission "Envoyé spécial" d'Antenne 2 / France a réalisé un reportage à dimension sociologique. Pour les passionnés de lutte, et les amoureux de l'Afrique, pour les lutteurs, étudiants, entraîneurs, professeurs et chercheurs, ...
Source : https://www.youtube.com/watch?v=cU-48dxzxQA
Source : https://www.youtube.com/watch?v=Yn3wAiYj6P4
A l'occasion des 1ers Championnats d'Afrique à Niamey, la célèbre émission "Envoyé spécial" d'Antenne 2 / France a réalisé un reportage à dimension sociologique. Pour les passionnés de lutte, et les amoureux de l'Afrique, pour les lutteurs, étudiants, entraîneurs, professeurs et chercheurs, ...
Source : https://www.youtube.com/watch?v=cU-48dxzxQA
Source : https://www.youtube.com/watch?v=Yn3wAiYj6P4
dimanche 2 août 2015
Lutte Africaine
Lutte Africaine
Les amis,
Voici sur Youtube (en deux parties) une vidéo reprenant les 1ers Championnats d'Afrique que j'avais organisés (avec l'aide de deux potes africains) en avril 95 à Niamey. Cela vous donnera une idée de l'Afrique culturo-sportivo profonde.
Amitiés / Frédo Rubio
1ère partie
2° partie
https://www.youtube.com/watch?v=B81ln7nm9xM
Manuel de Lutte Africaine - Tome 1 , par A.Badji, N. N'Long et F. Rubio
Téléchargeable à l'adresse : http://www.lacroche.re/file/Manuel%20Lutte%20Africaine%20T1.pdfManuel de Lutte Africaine - Tome 2 , par Frédéric Rubio
Téléchargeable à l'adresse : http://www.lacroche.re/file/Manuel%20de%20Lutte%20Africaine%20T%202.pdfdimanche 27 avril 2014
Manuel de Lutte Africaine
Manuel de Lutte Africaine - Tome 1 , par A.Badji, N. N'Long et F. Rubio
Téléchargeable à l'adresse : http://www.lacroche.com/file/Manuel%20Lutte%20Africaine%20T1.pdf
Manuel de Lutte Africaine - Tome 2 , par Frédéric Rubio
Téléchargeable à l'adresse : http://www.lacroche.com/file/Manuel%20de%20Lutte%20Africaine%20T%202.pdf
Téléchargeable à l'adresse : http://www.lacroche.com/file/Manuel%20Lutte%20Africaine%20T1.pdf
Manuel de Lutte Africaine - Tome 2 , par Frédéric Rubio
Téléchargeable à l'adresse : http://www.lacroche.com/file/Manuel%20de%20Lutte%20Africaine%20T%202.pdf
mardi 4 mars 2014
Manuel de Lutte Africaine
On évoquait ces derniers temps sur Arenebi
l'idée de réformer la lutte par une meilleure formation de tous les
acteurs de la lutte; le document PDF ci-après est un excellent outil
pédagogique pour toutes les personnes en quêtes de connaissance sur la
lutte sénégalaise.
http://www.arenebi.com/Livre-pdf-techniques-et-secrets-de-la-lutte-Le-manuel-illustre-indispensable-aux-entraineurs-lutteurs-et-amateurs_a8690.html
http://www.arenebi.com/Livre-pdf-techniques-et-secrets-de-la-lutte-Le-manuel-illustre-indispensable-aux-entraineurs-lutteurs-et-amateurs_a8690.html
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