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vendredi 28 août 2015
A la bordure
Contrairement à l'ancien temps où la croche se jouait sur l'herbe ou sur le sable, sans limite de temps ni limite de surface, la croche moderne, "sportivisée", utilise désormais une limite de temps (5 minutes pour les crocheurs adultes) et une aire de combat (un tapis de mousse recouvert d'une bâche) assurant la sécurité des compétiteurs.
Cette aire de combat est circulaire. Elle mesure 9 m de diamètre. Elle possède donc une limite au-delà de laquelle, la sécurité des crocheurs n'est plus totalement assurée.
Le règlement de la croche a intégré cette notion de "bordure".
1) Quand un combattant debout sort plusieurs fois du tapis, c'est qu'il essaie de gagner du temps. Cet anti-jeu est pénalisé d'un point après trois avertissements verbaux.
2) Quand une action est engagée à l'intérieur du tapis mais se conclut à l'extérieur, les arbitres se donnent 3 secondes pour intervenir. Ainsi, la projection engagée à l'intérieur et qui s'achève dans la zone de sécurité (le carré de 12m de côté à l'extérieur du rond de 9m de diamètre) apporte 1 point à l'attaquant. De même, lorsqu'un crocheur a une position de contrôle (par exemple accroché au dos de son adversaire), on laisse les 3 secondes s'écouler pour valider la position et attribuer 1 point.
3) Parfois, la sortie est volontaire. Il s'agit d'une fuite pour échapper à une prise pouvant abréger le combat (par exemple, un étranglement). La sortie volontaire est immédiatement sanctionnée par un point. Et au bout de trois points de pénalité pour "fuite évidente", le combattant est disqualifié, considéré comme vaincu avant la limite des 5mn.
Il peut arriver que deux critères se combinent. Par exemple, lors de la petite finale des 77kg entre Frédéric Ramsamy-Mouti et Lino Charlettine, ce dernier avait une position de contrôle (dans le dos) et avait entamé un étranglement lorsque, sentant le danger, Frédéric est sorti volontairement du tapis. L'arbitre central a donc attribué :
- au bout de 3 secondes : 1 point pour la position
- et, en même temps, : 1 point pour fuite évidente.
PS : Pour l'anecdote, c'est à ce moment que le deuxième arbitre (chargé de la sécurité, notamment à la bordure du tapis) a crié "Arrête, arrête !". Et, à une seconde près, Frédéric Ramsamy-Mouti tapait ! La vive discussion entre les deux arbitres a eu lieu pour déterminer si la consigne "Arrête !" avait été prononcée avant que Frédéric tape ou après. Jean-Pierre Tarley a été formel : il avait dit "Arrête !" avant que Frédéric tape. Le match s'est joué à une seconde près (car ensuite, Frédéric a repris l'avantage aux points) !
Cette aire de combat est circulaire. Elle mesure 9 m de diamètre. Elle possède donc une limite au-delà de laquelle, la sécurité des crocheurs n'est plus totalement assurée.
Le règlement de la croche a intégré cette notion de "bordure".
1) Quand un combattant debout sort plusieurs fois du tapis, c'est qu'il essaie de gagner du temps. Cet anti-jeu est pénalisé d'un point après trois avertissements verbaux.
2) Quand une action est engagée à l'intérieur du tapis mais se conclut à l'extérieur, les arbitres se donnent 3 secondes pour intervenir. Ainsi, la projection engagée à l'intérieur et qui s'achève dans la zone de sécurité (le carré de 12m de côté à l'extérieur du rond de 9m de diamètre) apporte 1 point à l'attaquant. De même, lorsqu'un crocheur a une position de contrôle (par exemple accroché au dos de son adversaire), on laisse les 3 secondes s'écouler pour valider la position et attribuer 1 point.
3) Parfois, la sortie est volontaire. Il s'agit d'une fuite pour échapper à une prise pouvant abréger le combat (par exemple, un étranglement). La sortie volontaire est immédiatement sanctionnée par un point. Et au bout de trois points de pénalité pour "fuite évidente", le combattant est disqualifié, considéré comme vaincu avant la limite des 5mn.
Il peut arriver que deux critères se combinent. Par exemple, lors de la petite finale des 77kg entre Frédéric Ramsamy-Mouti et Lino Charlettine, ce dernier avait une position de contrôle (dans le dos) et avait entamé un étranglement lorsque, sentant le danger, Frédéric est sorti volontairement du tapis. L'arbitre central a donc attribué :
- au bout de 3 secondes : 1 point pour la position
- et, en même temps, : 1 point pour fuite évidente.
PS : Pour l'anecdote, c'est à ce moment que le deuxième arbitre (chargé de la sécurité, notamment à la bordure du tapis) a crié "Arrête, arrête !". Et, à une seconde près, Frédéric Ramsamy-Mouti tapait ! La vive discussion entre les deux arbitres a eu lieu pour déterminer si la consigne "Arrête !" avait été prononcée avant que Frédéric tape ou après. Jean-Pierre Tarley a été formel : il avait dit "Arrête !" avant que Frédéric tape. Le match s'est joué à une seconde près (car ensuite, Frédéric a repris l'avantage aux points) !
lundi 29 juin 2015
Journée de formation des arbitres
Le samedi 20 juin 2015, une journée de formation a été tenue au gymnase Manès du Port. Elle s'adressait aux arbitres qui ont d'abord reçu une formation théorique (lecture du règlement) puis une mise en pratique (matchs-tests avec l'aimable participation de compétiteurs, licenciés à la Ligue de Croche, venus de différents clubs de l'île de la Réunion).
Les postulants arbitres étaient : Mourad Bourouaha, Andy Arzeux, Gionni Velleyen, Dany Singama et Eddy Lavielle, sous la supervision de Frédéric Rubio (responsable de la formation, conseiller technique sports de combat de la Ligue de Croche) et Cédric Certenais.
La croche est la lutte traditionnelle de la Réunion. Elle se pratiquait jadis sur le sable (dans les Bas) ou sur l'herbe (dans les Hauts), sans saisie sur les vêtements, avec poursuite du combat au sol, dès le plus jeune âge (enfance et adolescence) et continuait à être pratiquée chez les jeunes adultes. Lorsque les témoignages des anciens pratiquants ont été recueillis (de 2002 à 2005), pour aboutir au livre "La croche - Lutte traditionnelle réunionnaise" publié en 2006, il a été constaté que chaque groupe géographique, chaque époque, avait sa gamme technique (clés articulaires, strangulations ...), son vocabulaire, ses codes. Une synthèse des témoignages a été écrite par Jérôme Sanchez puis les techniques ont été classées en familles par Frédéric Rubio (expert international des luttes traditionnelles, africaines notamment) qui en a déduit une codification/règlementation, affinée au fil des années de compétitions (depuis 2006).
Cette année 2015, nous avons souhaité compléter la règlementation en ajoutant un deuxième style de croche qui, parce que sa pratique était minoritaire, n'avait pas été retenu en 2006 (mais figurait tout de même dans le livre, notamment avec le témoignage de 2002 de M. Duriès, alors âgé de 88 ans). Il s'agit d'un style de croche avec techniques de percussion, qui n'était pratiqué que parmi les membres de la communauté afro-malgache, généralement par de jeunes hommes. A l'époque du recueil des témoignages (début 2000), les témoins étaient âgés de 80-90 ans bien que d'autres témoins (comme Expédit Valin ou Jean-Marc Visnelda) oscillent encore aujourd'hui autour de 60 ans.
A noter qu'un débat existait (et existe encore aujourd'hui) autour de ce style avec percussion. Certains l'appelaient naturellement "la croche", d'autres disaient que ce n'était pas de la croche mais plutôt de la "bagarre" (de la "bataille", "batay" en créole). Nous avons décidé de laisser le choix aux pratiquants en proposant une appellation intermédiaire "croche bataille" ("kros batay").
Equipés de toutes les protections nécessaires à leur intégrité physique, et avec des arbitres toujours prêts à intervenir pour protéger la santé des sportifs, des matchs-tests (assauts) se sont déroulés, dans une ambiance amicale, avec des pratiquants volontaires pour expérimenter le style dit de "croche bataille".
Pour qu'un point soit validé, il fallait que les juges autour du tapis lèvent la main (avec un bandeau rouge ou bleu) et que la table des officiels le note sur la feuille de match. Un touche nette, une projection clairement réussie ou une immobilisation tenue 3 secondes donnent 1 point. Une touche provoquant un déséquilibre ou une projection de grande amplitude donnent 2 points.
A titre indicatif, voici quels ont été les résultats des matchs-tests (assauts) dans les différentes catégories de poids de la croche :
Catégorie "jusqu'à 50kg"
- Dawson Blard (48kg, AWCKJKDMV) bat Adam Fontaine (50kg, AWKJKDMV) par renoncement alors qu'il était mené 5 à 11.
PS : Dawson Blard a remporté les Jeux des Îles de l'Océan Indien catégorie "jusqu'à 54kg"
Catégorie "jusqu'à 71kg"
- Thomas Payet (67kg, Idée Verte) bat Eric Payet (67kg, AWCKJKDMV) aux points 9 à 3.
- Antoine Delpuech (67kg, LSGR) bat Samuel Ravix (69kg, AWCKJKDMV) aux points 11 à 4.
- Antoine Delpuech (67kg, LSGR) et Thomas Payet (67kg, Idée Verte) font match nul 7 à 7.
- Johann Esther (71kg, MTP Team Expédito) bat Antoine Delpuech (67kg, LSGR) aux points 15 à 4.
PS : Antoine Delpuech a remporté les Jeux des Îles de l'Océan Indien catégorie "jusqu'à 65kg"
Catégorie "jusqu'à 77kg"
- Vincent Técher (77kg, AWCKJKDMV) bat Jean Prosper Baleya (77kg, MTP Team Expédito) aux points 6 à 5.
- Jean Prosper Baleya (77kg, MTP Team Expédito) bat Mathias Rivière (70kg, AWCKJKDMV) aux points 6 à 4.
Remarque importante : La "croche bataille" est reconnue par l'UFOLEP (partenaire de la croche, lutte traditionnelle de la Réunion) dans sa version "éducative"; c'est-à-dire lors d'assauts et avec des touches. KO interdit, puissance limitée à la touche.
Les postulants arbitres étaient : Mourad Bourouaha, Andy Arzeux, Gionni Velleyen, Dany Singama et Eddy Lavielle, sous la supervision de Frédéric Rubio (responsable de la formation, conseiller technique sports de combat de la Ligue de Croche) et Cédric Certenais.
La croche est la lutte traditionnelle de la Réunion. Elle se pratiquait jadis sur le sable (dans les Bas) ou sur l'herbe (dans les Hauts), sans saisie sur les vêtements, avec poursuite du combat au sol, dès le plus jeune âge (enfance et adolescence) et continuait à être pratiquée chez les jeunes adultes. Lorsque les témoignages des anciens pratiquants ont été recueillis (de 2002 à 2005), pour aboutir au livre "La croche - Lutte traditionnelle réunionnaise" publié en 2006, il a été constaté que chaque groupe géographique, chaque époque, avait sa gamme technique (clés articulaires, strangulations ...), son vocabulaire, ses codes. Une synthèse des témoignages a été écrite par Jérôme Sanchez puis les techniques ont été classées en familles par Frédéric Rubio (expert international des luttes traditionnelles, africaines notamment) qui en a déduit une codification/règlementation, affinée au fil des années de compétitions (depuis 2006).
Cette année 2015, nous avons souhaité compléter la règlementation en ajoutant un deuxième style de croche qui, parce que sa pratique était minoritaire, n'avait pas été retenu en 2006 (mais figurait tout de même dans le livre, notamment avec le témoignage de 2002 de M. Duriès, alors âgé de 88 ans). Il s'agit d'un style de croche avec techniques de percussion, qui n'était pratiqué que parmi les membres de la communauté afro-malgache, généralement par de jeunes hommes. A l'époque du recueil des témoignages (début 2000), les témoins étaient âgés de 80-90 ans bien que d'autres témoins (comme Expédit Valin ou Jean-Marc Visnelda) oscillent encore aujourd'hui autour de 60 ans.
A noter qu'un débat existait (et existe encore aujourd'hui) autour de ce style avec percussion. Certains l'appelaient naturellement "la croche", d'autres disaient que ce n'était pas de la croche mais plutôt de la "bagarre" (de la "bataille", "batay" en créole). Nous avons décidé de laisser le choix aux pratiquants en proposant une appellation intermédiaire "croche bataille" ("kros batay").
Equipés de toutes les protections nécessaires à leur intégrité physique, et avec des arbitres toujours prêts à intervenir pour protéger la santé des sportifs, des matchs-tests (assauts) se sont déroulés, dans une ambiance amicale, avec des pratiquants volontaires pour expérimenter le style dit de "croche bataille".
Pour qu'un point soit validé, il fallait que les juges autour du tapis lèvent la main (avec un bandeau rouge ou bleu) et que la table des officiels le note sur la feuille de match. Un touche nette, une projection clairement réussie ou une immobilisation tenue 3 secondes donnent 1 point. Une touche provoquant un déséquilibre ou une projection de grande amplitude donnent 2 points.
A titre indicatif, voici quels ont été les résultats des matchs-tests (assauts) dans les différentes catégories de poids de la croche :
Catégorie "jusqu'à 50kg"
- Dawson Blard (48kg, AWCKJKDMV) bat Adam Fontaine (50kg, AWKJKDMV) par renoncement alors qu'il était mené 5 à 11.
PS : Dawson Blard a remporté les Jeux des Îles de l'Océan Indien catégorie "jusqu'à 54kg"
Catégorie "jusqu'à 71kg"
- Thomas Payet (67kg, Idée Verte) bat Eric Payet (67kg, AWCKJKDMV) aux points 9 à 3.
- Antoine Delpuech (67kg, LSGR) bat Samuel Ravix (69kg, AWCKJKDMV) aux points 11 à 4.
- Antoine Delpuech (67kg, LSGR) et Thomas Payet (67kg, Idée Verte) font match nul 7 à 7.
- Johann Esther (71kg, MTP Team Expédito) bat Antoine Delpuech (67kg, LSGR) aux points 15 à 4.
PS : Antoine Delpuech a remporté les Jeux des Îles de l'Océan Indien catégorie "jusqu'à 65kg"
Catégorie "jusqu'à 77kg"
- Vincent Técher (77kg, AWCKJKDMV) bat Jean Prosper Baleya (77kg, MTP Team Expédito) aux points 6 à 5.
- Jean Prosper Baleya (77kg, MTP Team Expédito) bat Mathias Rivière (70kg, AWCKJKDMV) aux points 6 à 4.
Remarque importante : La "croche bataille" est reconnue par l'UFOLEP (partenaire de la croche, lutte traditionnelle de la Réunion) dans sa version "éducative"; c'est-à-dire lors d'assauts et avec des touches. KO interdit, puissance limitée à la touche.
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Ligue de Croche,
saison 2014/2015
mardi 27 mai 2014
Pour télécharger le règlement de la croche
Pour télécharger le règlement de la croche : http://www.lacroche.re/file/Codification%20de%20la%20croche%20a%20partir%20de%202014%202015.pdf
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saison 2014/2015
dimanche 25 mai 2014
Communiqué pour la saison 2014-2015
A partir de la saison prochaine, 2014/2015,
« la croche » continuera d’être enseignée, pratiquée et
propagée :
-
A l’intérieur du Comité Régional de
Lutte de la Réunion :
o
Avec une règlementation hybride de lutte
collège (auteur Christian Ringard) et de croche
o
Sous l’appellation « la lutte la
croche »
o
Sous la responsabilité de Patrick Blanca
et Anthony Maillot
o
Mais en étant réservée aux seuls
licenciés FFL
-
Et surtout à l’extérieur :
o
Avec la règlementation authentique (qui
n’évolue que pour toujours plus de simplicité et de clarté, dans le respect des
témoignages des « gramounes »)
o
Sous l’appellation traditionnelle
« la croche »
o
Sous la responsabilité collégiale de
tous les clubs de croche
o
Et elle sera ouverte à tous les
licenciés munis d’une assurance (y compris ceux de la FFL et des autres
fédérations sportives)
Les catégories de poids seront calculées une bonne fois
pour toutes, mathématiquement, indépendamment de toute fédération de tutelle,
et ces catégories ne subiront plus aucune fluctuation.
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saison 2014/2015
jeudi 22 mai 2014
Rappel du règlement : "Article 17 – La passivité"
La finale des championnats de l’Océan
Indien 2014 catégorie 87 kg est l’occasion de faire un rappel du règlement,
plus précisément de :
Article 17 – La passivité
Toute fuite de prise évidente (refus
de contact à plusieurs reprises) et toute fuite de tapis (3ème
constat de pieds à l’extérieur dans le
combat debout) seront sanctionnées par l’annonce d’une passivité et
l’attribution d’un point pour l’adversaire. En accord avec le juge, l’arbitre
arrêtera le combat et signalera la faute
(1 pt).
Toute fuite évidente (sortie
volontaire du tapis) dans le cas d’une prise pouvant donner la victoire à
l’adversaire (étranglement, clé articulaire engagée …) sera sanctionnée par
l’attribution d’un point de pénalité. Puis le combat reprendra debout au centre
du tapis.
Déroulement
du combat « Jonathan Charlot (Maurice, judo) vs Merrick Félicité (Réunion,
croche) » : https://www.youtube.com/watch?v=i1OVbySGU38
0’ 35'' : crochetage de la
jambe de la part du judoka Jonathan Charlot ; 1-0 pour lui.
0’43'' : Jonathan Charlot rate
sa tentative d'immobilisation costale, se retrouve à 4 pattes et sort du tapis.
Il n'était pas en danger mais c'est de l'anti-jeu. Il faut que l'arbitre le
prévienne : "Attention à ne pas sortir volontairement."
0’45'' : Merrick Félicité tente
de le ramener au centre pour continuer le combat au sol mais l'arbitre a déjà
sifflé.
1'51'' : hanché du judoka. 2-0
pour lui.
1'55'’ : Le judoka sort à 4
pattes du tapis. L'arbitre doit lui dire : "Attention, prochaine sortie =
1 point de pénalité".
3'14'' : Le judoka tente une
projection par dessus l'épaule mais (trop gourmand) se rate.
3'18'' : Le crocheur lui prend
le dos et crochète les deux talons sous son bassin. La position est prête à
être validée ...
3'21'' : Le judoka fuit cette
fois en étant en danger. Il faut le sanctionner ! Le « mat chairman »
indique à l'arbitre central (qui n'avait pas commencé à compter la position
dans le dos) qu’il y a fuite évidente et il donne le point au crocheur. 1ère
pénalité pour le judoka qui mène encore 2 à 1 (sachant qu'à 3 pénalités, il est
disqualifié).
4'36'' : Le crocheur saisit le
bras gauche et la tête du judoka par-dessus pour commencer le travail vers un
étranglement en guillotine ("main dann coller", comme disent certains
gramounes en créole réunionnais).
Le judoka soulève le crocheur et
marche directement vers l'extérieur. Nouvelle fuite évidente. Il faut pénaliser.
C'est ce que l'arbitre annonce à 4'49'' : « point rouge ! ».
Score : 2 à 2.
5'06'' de la vidéo : le judoka saisit
le bras et la tête du crocheur, enroule et amène le crocheur au sol à l’ultime
seconde du combat. Victoire 3 à 2.
A la fin de la vidéo, le judoka salue
respectueusement son coach.
Conclusion
A la lecture de la vidéo, je valide
les décisions de l'arbitre.
Deux des sorties méritant un
avertissement verbal, il aurait fallu une troisième sortie pour sanctionner
d'un point de pénalité.
Par
contre, les deux fuites évidentes sont tout de suite sanctionnées. La première
fois, le « mat chairman » souffle la décision à l'arbitre, la
deuxième fois, l'arbitre l’annonce spontanément.
Un
troisième point de pénalité et Jonathan Charlot perdait par disqualification.
Mais c’est
bien lui le champion de l’Océan Indien de Croche 2014 ! Une gestion sur le
fil du rasoir mais une gestion qui a payé.
dimanche 27 avril 2014
Manuel de Lutte Africaine
Manuel de Lutte Africaine - Tome 1 , par A.Badji, N. N'Long et F. Rubio
Téléchargeable à l'adresse : http://www.lacroche.com/file/Manuel%20Lutte%20Africaine%20T1.pdf
Manuel de Lutte Africaine - Tome 2 , par Frédéric Rubio
Téléchargeable à l'adresse : http://www.lacroche.com/file/Manuel%20de%20Lutte%20Africaine%20T%202.pdf
Téléchargeable à l'adresse : http://www.lacroche.com/file/Manuel%20Lutte%20Africaine%20T1.pdf
Manuel de Lutte Africaine - Tome 2 , par Frédéric Rubio
Téléchargeable à l'adresse : http://www.lacroche.com/file/Manuel%20de%20Lutte%20Africaine%20T%202.pdf
Rappel : la codification de "la croche" pour la saison 2013/2014
Voici le
règlement de la croche qui sera appliqué tout au long de la saison
2013/2014 jusqu'aux 2èmes championnats de l'Océan Indien de Croche.
Il comprend :
- des clarifications pour répondre aux questions posées par différents compétiteurs et/ou entraîneurs
- et les nouvelles catégories de poids seniors décidées par la FILA en début de saison 2013/2014 lorsque la lutte a failli être retirée du programme olympique. Pour les messieurs, la croche appliquera celles de la lutte gréco-romaine (57, 67, 77, 87, 97 et 130kg) et pour les dames celles de la lutte libre féminine (48, 52, 56, 61, 66 et 72kg).
Source : www.lacroche.com/file/Codification%202013%202014.doc
Il comprend :
- des clarifications pour répondre aux questions posées par différents compétiteurs et/ou entraîneurs
- et les nouvelles catégories de poids seniors décidées par la FILA en début de saison 2013/2014 lorsque la lutte a failli être retirée du programme olympique. Pour les messieurs, la croche appliquera celles de la lutte gréco-romaine (57, 67, 77, 87, 97 et 130kg) et pour les dames celles de la lutte libre féminine (48, 52, 56, 61, 66 et 72kg).
Source : www.lacroche.com/file/Codification%202013%202014.doc
vendredi 11 avril 2014
Commentaires sur le règlement de la croche modifié par Anthony Maillot et Patrick Blanca
Page 1, dans l'avant-propos (3 fois), page 2, dans le sommaire (1 fois), page 3, dans "objectifs recherchés" (3 fois), et encore page 4 dans "Règlement", on ne parle plus de "la croche" ou des "crocheurs" mais de "la lutte la croche" et des "lutteurs crocheurs" ! Je sais bien qu'on dit "lutte gréco-romaine" et "lutte libre" mais on ne dit pas "lutte sambo", ni "lutte grappling" ni "lutte gouren". Pourquoi vouloir changer le nom de la discipline ? Les gramounes de la Réunion disaient : "Allons jouer la croche !" pas "Allons jouer la lutte la croche". Et on a commencé le travail de restauration de "la croche" à "l'Académie la croche" pas à "l'Académie la lutte la croche". Que se passe-t-il ?
Page 3, il faudrait compléter la fin de la phrase : "... prononciation des mots "LA PAIX" qui est la neutralisation de l'adversaire par un clé ou un étranglement". Sachant que "la paix" peut aussi être demandée suite à une compression musculaire, par épuisement, etc. Ce n'est pas exhaustif mais clé articulaire ou étranglement sont quand même les techniques les plus fréquentes pour abréger un combat de croche.
Même remarque page 4, à la première ligne de "But de la lutte la croche" (sachant que le titre est à corriger, cf. remarque n°1).
Page 4, il faudra ajouter les catégories de poids féminines. En début de saison 2013/2014, c'était : 48kg, 52kg, 56kg, 61kg, 66kg et 72kg. Je ne sais pas si des catégories non-olympiques ont ensuite été ajoutées comme chez les messieurs.
Page 5. Bien que le tirage au sort ait été une option envisagée dès 2005/2006, on a toujours fonctionné différemment en croche de 2007 à 2014. En croche, cela a toujours été le plus lourd en rouge ("gros boeuf") et le plus léger en bleu ("ti boeuf"). Dommage de se priver de cette spécificité avec en plus la symbolique : rouge comme le volcan (Piton de la Fournaise) pour représenter l'explosivité et la force; et bleu comme l'Océan Indien, pour représenter la fluidité, la technique. De plus, dans l'utilisation du tirage au sort, on ne voit plus la notion de "tête de série" qui permet d'éviter aux favoris de se retrouver dans la même poule.
Page 5 toujours. Dans "Techniques interdites pour les catégories benjamins/minimes/cadets".
On se complique, non ? Est-ce que ces interdits viennent de la lutte olympique ? Mais bon ... si c'est pour la sécurité des jeunes pratiquants, pourquoi pas ?
Page 8, on lit : "En cas d'égalité de points à la fin du temps règlementaire, la victoire sera attribuée au lutteur qui a marqué le dernier point.". Mais ça, c'est de la lutte olympique ! D'ailleurs, lapsus, il est écrit : "lutteur", pas crocheur. En croche, l'égalité, les matchs nuls, existent dans les combats de poules. Après,en phase finale, dans les matchs à élimination directe, on a toujours eu recours au "point en or". Le premier qui marque lors de la prolongation a gagné. En 8 années de compétitions, et des centaines de combats officiels, une seule prolongation n'a pas peu désigner de vainqueur (combat Nicolas Grondin vs Nassufou Brouhane en 2013). Mais comme c'était un match de poule (prolongation voulue par les deux hommes, camarades de club), on a quand même pu désigner un vainqueur du championnat grâce aux résultats des autres matchs de poule.
J'ai quand même lu attentivement la méthode expliquée dans le tableau page 8. J'ai quelques questions.
J'ai déjà rencontré la situation suivante : le crocheur bleu a marqué 1+1 points mais ensuite a reçu deux pénalités. En tant qu'arbitre, j'ai déclaré match nul 2 à 2. Et avec cette nouvelle réglementation, qui gagnerait ? Le bleu puisqu'il a marqué en dernier (l'autre n'ayant pas marqué de point du tout) ? Ainsi, une pénalité vaudrait moins qu'un point pour une action.
Autre situation : un crocheur rouge marque 1 point mais ensuite reçoit deux pénalités, tandis que le bleu ne marque pas de point mais ne reçoit pas non plus de pénalité.Qui gagne avec la nouvelle règlementation ? Avec le règlement actuel, ce serait rouge : 1 point, bleu 2 points (grâce aux pénalités), vainqueur bleu.
Page 9 : très bien les gestes et vocabulaire de l'arbitre.
Page 10. J'ai noté de petits changements : suppression de la possibilité de mettre 3 poules, introduction de la poule à 5 crocheurs. Pourquoi pas mais (remarque générale), était-ce nécessaire de changer le règlement existant ?
J'ai également constaté un retour en arrière avec l'attribution ou non d'un point de classement au perdant d'un match étant allé à la limite. Malgré l'écriture de cette éventualité dans le livre consacré à la croche (page 86), dans les faits, on a toujours donné 3 points de classement au vainqueur d'un combat gagné aux points et 1 point pour le perdant, qu'il ait marqué ou pas. En effet, si on se réfère au nouveau règlement, il vaut mieux perdre 1 à 9 (pour obtenir un point de classement) que 0 à 1 (où on n'obtient aucun point de classement). C'est plus simple de ne pas faire de distinction. La croche doit toujours chercher à simplifier son règlement, pas l'inverse.
Pour ne pas faire mon "instituteur de base", je me dispense de signaler les quelques erreurs d'orthographe trouvées par-ci, par-là. Il n'y en a pas beaucoup.
En conclusion :
N'étant pas disponible pour assurer la formation arbitrage (pour raison familiale), je suis tout à fait d'accord pour qu'Anthony Maillot épaule Patrick Blanca dans cette tâche prenante. Anthony a les qualifications d'arbitre national de lutte olympique et a parfaitement compris les subtilités tactiques de la croche, exploitant au mieux le règlement lors des compétitions (il est champion 2013 des -84kg). Mais je ne vois pas la nécessité de changer les règles pour assurer cette formation.
Personnellement, je suis contre :
1- le tirage au sort (page 5) quand on peut utiliser le poids de corps des différents compétiteurs pour attribuer les couleurs;
2- la suppression des matchs nuls en championnat par poule (page 8) et favorable au maintien "point en or" en phase finale à élimination directe; parce que c'est plus simple;
3- et surtout, je suis contre le changement de nom (pages 1,2,3,4 ...) de la discipline !
Jérôme Sanchez
Page 3, il faudrait compléter la fin de la phrase : "... prononciation des mots "LA PAIX" qui est la neutralisation de l'adversaire par un clé ou un étranglement". Sachant que "la paix" peut aussi être demandée suite à une compression musculaire, par épuisement, etc. Ce n'est pas exhaustif mais clé articulaire ou étranglement sont quand même les techniques les plus fréquentes pour abréger un combat de croche.
Même remarque page 4, à la première ligne de "But de la lutte la croche" (sachant que le titre est à corriger, cf. remarque n°1).
Page 4, il faudra ajouter les catégories de poids féminines. En début de saison 2013/2014, c'était : 48kg, 52kg, 56kg, 61kg, 66kg et 72kg. Je ne sais pas si des catégories non-olympiques ont ensuite été ajoutées comme chez les messieurs.
Page 5. Bien que le tirage au sort ait été une option envisagée dès 2005/2006, on a toujours fonctionné différemment en croche de 2007 à 2014. En croche, cela a toujours été le plus lourd en rouge ("gros boeuf") et le plus léger en bleu ("ti boeuf"). Dommage de se priver de cette spécificité avec en plus la symbolique : rouge comme le volcan (Piton de la Fournaise) pour représenter l'explosivité et la force; et bleu comme l'Océan Indien, pour représenter la fluidité, la technique. De plus, dans l'utilisation du tirage au sort, on ne voit plus la notion de "tête de série" qui permet d'éviter aux favoris de se retrouver dans la même poule.
Page 5 toujours. Dans "Techniques interdites pour les catégories benjamins/minimes/cadets".
On se complique, non ? Est-ce que ces interdits viennent de la lutte olympique ? Mais bon ... si c'est pour la sécurité des jeunes pratiquants, pourquoi pas ?
Page 8, on lit : "En cas d'égalité de points à la fin du temps règlementaire, la victoire sera attribuée au lutteur qui a marqué le dernier point.". Mais ça, c'est de la lutte olympique ! D'ailleurs, lapsus, il est écrit : "lutteur", pas crocheur. En croche, l'égalité, les matchs nuls, existent dans les combats de poules. Après,en phase finale, dans les matchs à élimination directe, on a toujours eu recours au "point en or". Le premier qui marque lors de la prolongation a gagné. En 8 années de compétitions, et des centaines de combats officiels, une seule prolongation n'a pas peu désigner de vainqueur (combat Nicolas Grondin vs Nassufou Brouhane en 2013). Mais comme c'était un match de poule (prolongation voulue par les deux hommes, camarades de club), on a quand même pu désigner un vainqueur du championnat grâce aux résultats des autres matchs de poule.
J'ai quand même lu attentivement la méthode expliquée dans le tableau page 8. J'ai quelques questions.
J'ai déjà rencontré la situation suivante : le crocheur bleu a marqué 1+1 points mais ensuite a reçu deux pénalités. En tant qu'arbitre, j'ai déclaré match nul 2 à 2. Et avec cette nouvelle réglementation, qui gagnerait ? Le bleu puisqu'il a marqué en dernier (l'autre n'ayant pas marqué de point du tout) ? Ainsi, une pénalité vaudrait moins qu'un point pour une action.
Autre situation : un crocheur rouge marque 1 point mais ensuite reçoit deux pénalités, tandis que le bleu ne marque pas de point mais ne reçoit pas non plus de pénalité.Qui gagne avec la nouvelle règlementation ? Avec le règlement actuel, ce serait rouge : 1 point, bleu 2 points (grâce aux pénalités), vainqueur bleu.
Page 9 : très bien les gestes et vocabulaire de l'arbitre.
Page 10. J'ai noté de petits changements : suppression de la possibilité de mettre 3 poules, introduction de la poule à 5 crocheurs. Pourquoi pas mais (remarque générale), était-ce nécessaire de changer le règlement existant ?
J'ai également constaté un retour en arrière avec l'attribution ou non d'un point de classement au perdant d'un match étant allé à la limite. Malgré l'écriture de cette éventualité dans le livre consacré à la croche (page 86), dans les faits, on a toujours donné 3 points de classement au vainqueur d'un combat gagné aux points et 1 point pour le perdant, qu'il ait marqué ou pas. En effet, si on se réfère au nouveau règlement, il vaut mieux perdre 1 à 9 (pour obtenir un point de classement) que 0 à 1 (où on n'obtient aucun point de classement). C'est plus simple de ne pas faire de distinction. La croche doit toujours chercher à simplifier son règlement, pas l'inverse.
Pour ne pas faire mon "instituteur de base", je me dispense de signaler les quelques erreurs d'orthographe trouvées par-ci, par-là. Il n'y en a pas beaucoup.
En conclusion :
N'étant pas disponible pour assurer la formation arbitrage (pour raison familiale), je suis tout à fait d'accord pour qu'Anthony Maillot épaule Patrick Blanca dans cette tâche prenante. Anthony a les qualifications d'arbitre national de lutte olympique et a parfaitement compris les subtilités tactiques de la croche, exploitant au mieux le règlement lors des compétitions (il est champion 2013 des -84kg). Mais je ne vois pas la nécessité de changer les règles pour assurer cette formation.
Personnellement, je suis contre :
1- le tirage au sort (page 5) quand on peut utiliser le poids de corps des différents compétiteurs pour attribuer les couleurs;
2- la suppression des matchs nuls en championnat par poule (page 8) et favorable au maintien "point en or" en phase finale à élimination directe; parce que c'est plus simple;
3- et surtout, je suis contre le changement de nom (pages 1,2,3,4 ...) de la discipline !
Jérôme Sanchez
mercredi 9 avril 2014
Les catégories de poids en croche
La croche a, depuis sa codification écrite par Frédéric Rubio, en 2006, toujours utilisé les catégories de poids de la lutte olympique.
Cette saison 2013-2014 est une saison de transition durant laquelle nous avons utilisé la première version des nouvelles catégories de la lutte gréco-romaine et de la lutte libre féminine choisies par la FILA afin que la lutte demeure un sport olympique : 57kg, 67kg, 77kg,87kg, 97kg et 130kg pour les messieurs, 48kg, 52kg, 56kg, 61kg, 66kg et 72kg pour les dames.
Par la suite, dans le courant de la saison, la FILA a encore changé le nombre et les limites de ces catégories (avec 6 catégories olympiques et 2 non-olympiques) mais, par souci de cohérence sur l'ensemble de la saison de croche (y compris pour les 2èmes championnats de l'Océan Indien de Croche), ces nouvelles catégories ne seront appliquées qu'à partir de la saison 2014-2015; à savoir : 59kg, 66kg, 71kg, 75kg, 80kg, 85kg, 96kg et 130kg.
De tels changements ne sont pas inhabituels dans l'histoire de la lutte olympique. Petit retour en arrière.
1896 : la lutte gréco-romaine intègre le programme officiel des Jeux Olympiques Modernes. Une seule catégorie : "sans limite de poids"
Années 1900 : 2 ou 3 catégories de poids selon les compétitions : 75; >75 ou 75; 85; >85
Années 1910 : 4 ou 5 catégories : 60; 70; 85; >85 ou 60; 67,5; 75; 82,5; >82,5
Années 1920 : 5 catégories : 60; 67,5; 75; 82,5; >82,5
Années 1930 : 7 catégories : 56; 61; 66; 72; 79; 87; >87
Années 1940, 1950 et 1960 : 8 catégories : 52; 57; 62; 67; 73; 79; 87; >87
Années 1970 et 1980 : 10 catégories : 48; 52; 57; 62; 68; 74; 82; 90; 100; >100
Années 1990 : 10 catégories : 48; 52; 57; 62; 68; 74; 82; 90; 100; 130 (avec une particularité pour un sport d'hommes forts : la catégorie des poids lourds est plafonnée ! Si un lutteur se présente à 131 kg, il n'est pas autorisé à participer).
Années 2000 : 9 puis 8 puis 7 catégories : de 50; 54; 58; 63; 69; 76; 85; 97; 130 à 55; 60; 66; 74; 84; 96; 120 (c'est ce dernier lot de 7 catégories que la croche avait utilisé jusqu'à la présente saison 2013-2014)
Cette saison 2013-2014 est une saison de transition durant laquelle nous avons utilisé la première version des nouvelles catégories de la lutte gréco-romaine et de la lutte libre féminine choisies par la FILA afin que la lutte demeure un sport olympique : 57kg, 67kg, 77kg,87kg, 97kg et 130kg pour les messieurs, 48kg, 52kg, 56kg, 61kg, 66kg et 72kg pour les dames.
Par la suite, dans le courant de la saison, la FILA a encore changé le nombre et les limites de ces catégories (avec 6 catégories olympiques et 2 non-olympiques) mais, par souci de cohérence sur l'ensemble de la saison de croche (y compris pour les 2èmes championnats de l'Océan Indien de Croche), ces nouvelles catégories ne seront appliquées qu'à partir de la saison 2014-2015; à savoir : 59kg, 66kg, 71kg, 75kg, 80kg, 85kg, 96kg et 130kg.
De tels changements ne sont pas inhabituels dans l'histoire de la lutte olympique. Petit retour en arrière.
1896 : la lutte gréco-romaine intègre le programme officiel des Jeux Olympiques Modernes. Une seule catégorie : "sans limite de poids"
Années 1900 : 2 ou 3 catégories de poids selon les compétitions : 75; >75 ou 75; 85; >85
Années 1910 : 4 ou 5 catégories : 60; 70; 85; >85 ou 60; 67,5; 75; 82,5; >82,5
Années 1920 : 5 catégories : 60; 67,5; 75; 82,5; >82,5
Années 1930 : 7 catégories : 56; 61; 66; 72; 79; 87; >87
Années 1940, 1950 et 1960 : 8 catégories : 52; 57; 62; 67; 73; 79; 87; >87
Années 1970 et 1980 : 10 catégories : 48; 52; 57; 62; 68; 74; 82; 90; 100; >100
Années 1990 : 10 catégories : 48; 52; 57; 62; 68; 74; 82; 90; 100; 130 (avec une particularité pour un sport d'hommes forts : la catégorie des poids lourds est plafonnée ! Si un lutteur se présente à 131 kg, il n'est pas autorisé à participer).
Années 2000 : 9 puis 8 puis 7 catégories : de 50; 54; 58; 63; 69; 76; 85; 97; 130 à 55; 60; 66; 74; 84; 96; 120 (c'est ce dernier lot de 7 catégories que la croche avait utilisé jusqu'à la présente saison 2013-2014)
mercredi 29 mai 2013
Rappel du règlement de la croche (trois articles inchangés depuis 2006)
Article 15 – Continuation du combat et sortie
Au cours du combat, les techniques sont appréciées par l’arbitre et validées par les juges et notées par le Président du Jury sur la feuille de match. Toute action engagée avec un pied en dehors de l’aire de combat sera annulée. Toutefois, toute action engagée de l’intérieur (4 pieds pour le combat debout, les épaules et le corps des combattants pour le combat au sol) et se terminant dans la zone de protection sera valable. Le combat sera alors arrêté (sortie) et reprendra au centre dans la position debout.
Au bout de 10 secondes d’une même immobilisation au sol, le crocheur dominant changera de position au signal « Vire » de l’arbitre (avec attribution d’un point). Si la consigne n’est pas respectée, l’arbitre fera relever les deux crocheurs en prononçant « Debout ». Le changement de position doit déboucher soit sur une tentative de clé ou d’étranglement pour l’attaquant, soit sur une tentative de renversement pour le dominé.
Article 16 – Les interdits
En dehors des actions autorisées par le règlement (projections, clefs de bras, clefs de jambes, étranglements par les bras et/ou les jambes), il est interdit de faire volontairement mal sur toute autre partie du corps et de prendre délibérément .une attitude non combative.
Exemples :
- Tirer les cheveux, pincer, tordre les doigts, les orteils, griffer, mordre, agir sur les yeux, les oreilles, frapper, cracher, saisir la tenue, se cramponner au tapis, …
- Interrompre le combat, sortir volontairement, parler à son adversaire, apostropher l’arbitre, le public, …
[...]
Selon la gravité de la faute, l’arbitre, en accord avec les deux juges attribuera une pénalité / avertissement équivalent à un point technique pour l’adversaire. Au 3° avertissement, le crocheur sera disqualifié et son adversaire sera déclaré vainqueur.
Article 17 – La passivité
Toute fuite de prise évidente (refus de contact à plusieurs reprises) et toute fuite de tapis (plusieurs fois le ou les pieds à l’extérieur dans le combat debout, ainsi que les épaules dans le combat au sol) sera sanctionné par l’annonce d’une passivité et l’attribution d’un point pour l’adversaire. En accord avec les deux juges, l’arbitre arrêtera le combat et signalera la faute (1 pt).
Source : Pages 84-85 du livre "La croche, lutte traditionnelle réunionnaise", sur une idée originale de Patrick Blanca, par Frédéric Rubio et Jérôme Sanchez, aux éditions Azalées, 2006.
Où se le procurer ? : dans toutes les bonnes librairies de la Réunion et sur le site Livranoo.com : http://www.livranoo.com/livre-Reunion-La-croche-lutte-traditionnelle-reunionnaise-790.html
Au cours du combat, les techniques sont appréciées par l’arbitre et validées par les juges et notées par le Président du Jury sur la feuille de match. Toute action engagée avec un pied en dehors de l’aire de combat sera annulée. Toutefois, toute action engagée de l’intérieur (4 pieds pour le combat debout, les épaules et le corps des combattants pour le combat au sol) et se terminant dans la zone de protection sera valable. Le combat sera alors arrêté (sortie) et reprendra au centre dans la position debout.
Au bout de 10 secondes d’une même immobilisation au sol, le crocheur dominant changera de position au signal « Vire » de l’arbitre (avec attribution d’un point). Si la consigne n’est pas respectée, l’arbitre fera relever les deux crocheurs en prononçant « Debout ». Le changement de position doit déboucher soit sur une tentative de clé ou d’étranglement pour l’attaquant, soit sur une tentative de renversement pour le dominé.
Article 16 – Les interdits
En dehors des actions autorisées par le règlement (projections, clefs de bras, clefs de jambes, étranglements par les bras et/ou les jambes), il est interdit de faire volontairement mal sur toute autre partie du corps et de prendre délibérément .une attitude non combative.
Exemples :
- Tirer les cheveux, pincer, tordre les doigts, les orteils, griffer, mordre, agir sur les yeux, les oreilles, frapper, cracher, saisir la tenue, se cramponner au tapis, …
- Interrompre le combat, sortir volontairement, parler à son adversaire, apostropher l’arbitre, le public, …
[...]
Selon la gravité de la faute, l’arbitre, en accord avec les deux juges attribuera une pénalité / avertissement équivalent à un point technique pour l’adversaire. Au 3° avertissement, le crocheur sera disqualifié et son adversaire sera déclaré vainqueur.
Article 17 – La passivité
Toute fuite de prise évidente (refus de contact à plusieurs reprises) et toute fuite de tapis (plusieurs fois le ou les pieds à l’extérieur dans le combat debout, ainsi que les épaules dans le combat au sol) sera sanctionné par l’annonce d’une passivité et l’attribution d’un point pour l’adversaire. En accord avec les deux juges, l’arbitre arrêtera le combat et signalera la faute (1 pt).
Source : Pages 84-85 du livre "La croche, lutte traditionnelle réunionnaise", sur une idée originale de Patrick Blanca, par Frédéric Rubio et Jérôme Sanchez, aux éditions Azalées, 2006.
Où se le procurer ? : dans toutes les bonnes librairies de la Réunion et sur le site Livranoo.com : http://www.livranoo.com/livre-Reunion-La-croche-lutte-traditionnelle-reunionnaise-790.html
vendredi 26 avril 2013
Rappel pour les novices
La lutte traditionnelle réunionnaise "la croche" est une forme de lutte de soumission (grappling, en anglais). Toutes les projections sont autorisées. Toutes les immobilisations et positions de contrôle sont comptabilisées. Toutes les clés articulaires (sauf sur les doigts) et tous les étranglements sont autorisés.
Les règles sont très simples : une projection vaut 1 point, une immobilisation tenue trois secondes vaut 1 point. Le combat s'arrête avant la limite des 5 minutes si l'un des deux combattants renonce à continuer (sur une prise douloureuse) ou s'il y a dix points d'écart ("supériorité technique").
Les règles sont très simples : une projection vaut 1 point, une immobilisation tenue trois secondes vaut 1 point. Le combat s'arrête avant la limite des 5 minutes si l'un des deux combattants renonce à continuer (sur une prise douloureuse) ou s'il y a dix points d'écart ("supériorité technique").
mercredi 23 mai 2012
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